Tatiana meets college students in Nancy.
Merci aux élèves du Lycée Chopin de Nancy pour leur accueil, merci à ceux qui sont venus me voir ensuite au Livre sur la Place.
Merci à toute l'equipe enseignante et du CDI, merci à Brigitte pour les photos.
Les livres cités :
"Le Coeur Révelateur" et " le Chute de la Maison Usher" de Edgar Allan Poe
"les Fleurs du Mal" de Charles Baudelaire
"l'Assommoir" et "Thérese Raquin" d'Emile Zola
"Le Portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde
"Rebecca" de Daphné du Maurier
"Dora Bruder" de Patrick Modiano
Lucie, 14 ans, l'auteur de cette lettre, nous a donné l'autorisation de reproduire son texte ici. Merci à elle !
A letter from a 14 year old reader of Sarah's
Key.
Chère Mme De Rosnay,
Je suppose que beaucoup de lecteurs vous écrivent, et n'espère pas vraiment recevoir de réponse à ma lettre. Je tenais tout de même à la rédiger, car j'ai besoin de vous faire savoir ce qui suit, aussi stupide soit ce besoin. La lecture de votre livre "Elle s'appelait Sarah", m'a laissée vraiment différente. Peut-être grandie, je n'en sais rien, en tout cas bouleversée et bien pensive. Cette sombre époque, cette horrible tâche d'encre indélébile dans l'Histoire de la France, me passionne depuis que j'en connais l'existence. La Shoah, toutes les atrocités subies par des personnes n'ayant pour seul crime que le fait d'être nés Juifs, tout ce sang versé à cause de la folie de l'homme ... aussi triste soit cette période, j'aime à m'instruire sur ce sujet que beaucoup trop de monde s'efforce d'oublier. Tout cela a commencé, il y a de cela maintenant quelques années, par la lecture d'une adaptation du journal d'Anne Frank, que j'ai lu depuis dans son intégralité. Ces écrits avaient chamboulé la petite fille de huit ans que j'étais, et je m'étais mise à grapiller partout des informations sur les années 1940, la terrifiante folie d'Hitler, et tout ce qui se rattachait de près ou de loin à cette période de l'Histoire. Ainsi, en grandissant, j'ai appris la signification des mots qui frappent comme des gifles. Génocide. Rafle. Nazis. Auschwitz. Croix gammée. Camps. Déportés. Et, depuis peu : Vélodrome d'Hiver. En effet, je n'avais que trop peu étudié le sujet de la rafle de Juillet 1942. Votre livre, je suis tombée dessus totalement par hasard, en dépensant mon argent de poche en livres (comme je le fais chaque mois, au grand désespoir de mes parents qui aimeraient me voir économiser ... mais qu'est-ce qui peut avoir plus de valeur qu'un livre ? Que l'on me cite un seul moyen plus intelligent de dépenser son argent. Je mange ma casquette.) J'ai parcouru la quatrième de couverture, mais les trois premiers mots avaient suffi à me décider : Paris, juillet 1942. J'ai acheté ce livre en pensant que j'allais tout bêtement ajouter à mes rayonnages un millième roman historique traîtant de l'époque qui me captive. Hors, non. "Elle s'appelait Sarah" est loin, très loin, inimaginablement loin d'être un livre comme les autres. Le fait que ce récit soit à cheval entre deux époques, déjà, lui donne un style qui se démarque des autres. Ces deux histoires en parallèle, celle de Sarah, la fillette juive, qui va vivre l'enfer, et celle de Julia, presque la femme parfaite quand on y pense, qui va retracer la précédente, découvrant cet enfer, impuissante. Spectatrice silencieuse des pires horreurs, celles d'un passé pas tout à fait enfoui. J'ai aimé votre livre pour ça, pour la façon dont vous combinez les deux histoires, dont vous arrivez à faire en sorte que Julia, ses problèmes, son bébé, son mari, ses origines ... ne paraisse pas totalement ridicule et désuette à côté d'un enfant martyr qui a vu sa vie s'écrouler sans parvenir à stopper l'éboulement. Ses proches, ses rêves, son sourire : Sarah a tout perdu, et, bien que cette histoire là m'ait souvent fait monter les larmes aux yeux - de tristesse ou de colère - je parvenais quand même à trouver que Julia, l'Américaine contemporaine qui n'a que des problèmes d'ordre banal, était très touchante elle aussi. L'histoire de la première n'existe pas sans l'histoire de la seconde, je crois. Et inversement.
Pardonnez cette lettre un peu confuse, je n'ai jamais été très douée pour définir ce qui me plaisait ou pas chez un auteur. Retenez simplement que je vous admire énormément, vous et votre talent sans limite. Car il ne s'agit pas uniquement d'avoir "quelque chose" de beau à raconter, encore faut-il avoir assez de ce je-ne-sas-quoi, dans les doigts et dans l'esprit, pour savoir trouver les mots justes, pour savoir tenir les gens en haleine. Pour ma part, en vous lisant, je ne vivais plus que pour et par les personnages. Plus qu'un livre, votre oeuvre est un retour en arrière, où des mains puissantes tiennent le lecteur juste devant ce qu'il pourrait refuser de voir, lui écarquillant les paupières pour l'empêcher de fermer les yeux. Vous nous confrontez à toute l'horreur qu'ont pu endurer des milliers de gens. Vous nous livrez la vérité crue, et sur le coup ça fait mal, ça choque, mais il faut accepter les périodes sombres de notre Histoire, même si la France ne peut vraiment pas être fière du rôle qu'elle a joué dans la rafle du Vél D'Hiv'. Livre que j'ai reçu comme un coup de poing.
A 14 ans, je crois pouvoir dire que j'ai déjà lu beaucoup. Des livres que l'on lit, parce que ça nous vide l'esprit, pour passer le temps. Hors, "Elle s'appelait Sarah" est un de ces livres que jamais je ne parviendrai à oublier.
Plus qu'un auteur, vous êtes une magicienne.
Lucie
L'auteur de l'inoubliable "Elle s'appelait Sarah", dont elle achève la promotion mondiale, était l'invitée du café litteraire
proposé Vendredi 20 juin, par la Bibliothèque pour tous, au café théâtre de la maison de la culture, à Bourges.
Elle adore Oscar Wilde et Virginia Woolf, Zola et Maupassant, une façon élégante de souligner sa double culture héritée d'un père français et d'une mère anglaise. "Mais j'ai plutôt tendance
à écrire dans ma langue maternelle, avec le français, c'est plus douloureux." C'est ainsi que sont nées les trente premières pages de son neuvième roman et bouleversant succès : 'Elle
s'appelait Sarah", bientôt sur grand écran. "Je crois qu'inconsciemment, je me suis dédoublée. J'ai choisi le camp anglais pour m'écarter de cette honte française qu'a été la
rafle du Vel d'Hiv.", explique Tatiana de Rosnay. L'écrivaine s'est servie de l'ignorance de son personnage principal, qu'elle imagine volontiers sous les traits de Jodie Foster, pour entrer
dans le vif du sujet.
"Je n'ai pas appris à l'école ce qui s'est passé le 16 juillet 1942. Je m'y suis interessée parce que cette histoire me touche profondément."
Depuis des mois, en France et à
l'étranger, Tatiana porte "Sarah" à bout de bras. " Ce livre a tout changé pour moi. Avant, j'attendais mes lecteurs, aujourdhui ce sont eux qui m'attendent."
Cet été, elle
envisage une hibernation littéraire pour apposer le "The End" final sur la dernière page de son prochain livre intitulé "Boomerang". Elle se projette aussi dans la trame d'un roman
historique qui aurait Paris pour décor. "Mon plaisir, c'est de raconter des histoires, intriguer, divertir. Je ne suis pas un écrivain autobiographique. Je n'aime pas parler de moi.
Encore mon côté anglo-saxon !"
Isabelle Coudrat
Photo Copyright La Nouvelle République.
Tatiana remercie Elisabeth, Agnès, Marie-Dominique et Marie-Françoise de la Bibliothèque pour Tous de Bourges pour leur formidable accueil.
Composé de bibliothèques de l'île et de lecteurs insulaires, le jury du Prix des lecteurs de Corse récompense chaque année deux ouvrages parus en langue française et en langue
corse (dotation de 5 000 euros par catégorie).
Ont été désignés lauréats (ex-aequo) au terme du vote final "Mal de pierres" de Milena Agus et "Elle s'appelait Sarah" de Tatiana de Rosnay et "Stremu
meridianu" de Marcu Biancarelli.
Le Prix des lecteurs de Corse sera remis aux lauréats par Ange Santini, président du conseil exécutif de Corse, en septembre lors d'une réception à l'Hôtel de Région.
"Sarah's Key" by Tatiana de Rosnay wins the Corsican Readers Prize 2008 with Miléna Agus "Mal de Pierres" ex aequo.
PRIX DES LECTEURS 2008
LITTERATURE
Résultats du mois DE JUIN
Le gagnant du mois est :
« Elle s’appelait Sarah » de Tatiana de Rosnay
Ce roman est magnifique si tant est que l'on puisse qualifier ainsi un roman traitant d'un sujet aussi noir. A travers Sarah et sa famille,
c'est toute l'histoire tragique des enfants déportés, des parents, des familles saccagées. Sobre et bouleversant. Sylvie, Aurillac (15) Magnifique, l'histoire de cette petite fille juive pendant la guerre.
L'évocation de la déportation reste brève et pudique. J'ai beaucoup aimé l'alternance de son histoire avec celle de la journaliste Julia qui la recherche. Roman haletant et passionnant jusqu'au
bout. Simone, Saint-Germain-en-Laye (78) Ce roman est une pure merveille. Le courage d'une petite fille dans la tourmente de la Shoah. C'est une
belle histoire très émouvante, mais aussi tragique et épouvantable dont l'enfant ne se remettra jamais. Dominique, Saint-Avit-Senieur (24) Elle
s'appelait Sarah, un roman à fleur de mots, à fleur de peau. Ce roman bouleversant laisse des larmes mourir entre ses pages. L'auteur a compris
que nul ne doit oublier et que la mémoire est un devoir, son hommage est le plus beau qu'elle puisse offrir en partage. Merci Tatiana de Rosnay pour eux, pour nous. Valérie, Nancy
(54) Il a le grand mérite de réveiller des fantômes qu'on aurait tendance à laisser dormir sous prétexte qu'ils sont dérangeants pour la mémoire
nationale. Danielle, Bagneux (92) Roman émouvant où se noue l'histoire de deux familles à deux époques différentes, que rien ne destinait se
rencontrer. Un roman qu'on n'oublie pas et qui amène à réfléchir sur notre passé. Gilbert, Besançon (25)
http://www.prixdeslecteurs-livredepoche.fr/selection/index.php?idCtxEvenement=01
"Sarah's Key" by Tatiana de Rosnay made the June selection for the Prix des Lecteurs/Livre de Poche. Final results announced in fall 2008.
Le succès de Elle s'appelait Sarah en poche fait écho à celui de l'edition grand format (Editions Héloise d'Ormesson),
rappelle Cécile Boyer-Runge, directrice génerale du Livre de Poche. Tatiana de Rosnay est très active sur son blog et tourne beaucoup dans les écoles. Sans compter le soutien des libraires,
l'achat des droits dans 20 pays, et une prochaine adaptation cinématographique.
Après une réimpression, qui porte le tirage total à 105 000 exemplaires, plus de 60 000 livres ont dejà été vendus.
Source : Magazine LIRE, ETE 2008
Success for the French paperback version of "Sarah's Key"
Jeudi 12 juin, les gradins de la Maison de la Citoyenneté à Kingersheim étaient pleins pour la rencontre entre l’auteur du best-seller « Elle s’appelait Sarah » et ses lecteurs.
« Je ne suis pas américaine, je ne suis pas Julia Jarmond et je n’ai pas ce mari-là… », indique d’entrée Tatiana de
Rosnay qui tient à préciser que son roman, Elle s’appelait Sarah, n’a rien d’autobiographique. Ce qui est vrai, c’est que comme la Julia Jarmond du livre, Tatiana de Rosnay est
journaliste et qu’elle a découvert récemment — lors du discours de Jacques Chirac en 1995 - la réalité de la rafle du Vel’d’hiv, la déportation de milliers de juifs, adultes et enfants, organisée
avec la complicité active de la police française. Lorsqu’elle s’est retrouvée face à cette histoire trop tue dans les manuels scolaires, elle a lu tous les écrits existants sur le sujet, a
cherché à rencontrer des témoins… Puis elle a imaginé un roman où elle pourrait restituer fidèlement les faits. « Je ne pouvais pas me prendre des libertés avec cette réalité historique
». Elle a inventé le personnage de la petite Sarah, arrêtée dans un appartement parisien, enfermée au Vélodrome d’hiver avec ses parents puis internée dans le camp de Beaune-la-Rolande,
coupable de porter une étoile jaune sur la poitrine…
Invitée par la médiathèque de Kingersheim à rencontrer ses lecteurs, l’auteur avoue être surprise par le succès de son dernier bébé littéraire, best-seller en France, diffusé aujourd’hui dans une
vingtaine de pays et dont les droits ont été rachetés pour en faire un film. Il serait question de Jodie Foster pour le rôle de Julia.
Malgré l’emballement médiatique, Tatiana de Rosnay veut garder la tête froide. « J’ai encore du mal à réaliser, je m’attendais à un gentil
succès, en retour, c’est un tsunami… Mais je suis quelqu’un qui est resté pareil. J’ai deux ados à la maison qui m’ancrent bien dans la vie de tous les jours ! »
Ce qui la réjouit avant tout, c’est de rencontrer ses lecteurs, que ce soit à Kingersheim ou dans le métro à Paris. Savoir que son livre permet à des milliers d’inconnus de prendre la mesure de
cette histoire dramatique. Son autre combat, c’est de convaincre tous les ados que la lecture peut être un bonheur absolu. « Je suis très heureuse de voir tant de collégiens aujourd’hui, je
suis mère de deux ados qui ne lisent pas… Je ne pensais pas qu’autant de jeunes de votre âge liraient ce livre… »
Lorsque Terrence lui demande quel conseil elle donnerait à quelqu’un qui souhaite écrire, elle répond spontanément : « Écris ! Il faut le faire concrètement. Écrire est avant tout un plaisir,
un monde où tu pars de choses qui sont en toi et que tu essaies de partager. Après, il faut affronter le regard des autres. »
À l’âge de 11 ans déjà, Tatiana de Rosnay écrivait, offrait des écrits à sa maman le jour de la fête des mères. « Elle m’a encouragée, m’a dit, c’est vraiment bien, continue… »
Frédérique
Meichler
L'Alsace.fr
http://www.lalsace.fr/articles/show/id/287748?symfony=8d9c34149abeecd8125399ebeb50e031
Un très grand merci de la part de Tatiana à :
A very big thank you from Tatiana to :
Karine Henry de la Librairie Comme un Roman à Paris
Céline Fillot de Cultura de Sainte Genevieve des Bois
Marie Bottet du centre Leclerc de Lisieux

Préface de "la Mémoire des Murs" (7 mai 2008, EHO)
"J’ai toujours été attirée par les maisons, les appartements, leurs secrets, leurs mystères. Comment, lorsqu’on entre dans un endroit, on peut s’y sentir merveilleusement bien, ou au contraire,
très mal. Je ne parle pas de fantômes, d’apparitions, simplement de la sensation puissante qu’une demeure peut exercer sur vous, malgré vous. Il y a une dizaine d’années, j’avais emménagé avec ma
famille rue D., une jolie rue du quartier de Montparnasse. Je connaissais mal cet arrondissement et je me souviens de l’avoir découvert avec plaisir. Puis un jour, j’ai su, par une voisine
prolixe, qu’un tueur en série notoire avait assassiné sa première victime en 1991 dans un immeuble qui jouxtait pratiquement le mien. Elle m’avait même montré la fenêtre au dernier étage, celle
où s’était déroulé le crime. Une jeune femme de dix-neuf ans, un meurtre laissé longtemps irrésolu. Je me souviens que cette nouvelle m’avait glacée, même si ce terrible fait divers avait déjà
dix ans.
Un soir d’hiver, alors que je rentrais tard, seule, et que je me hâtais le long de la rue subitement déserte, j’ai levé les yeux vers la fameuse fenêtre. Elle brillait dans la nuit froide, et
j’ai compris avec une sorte de stupéfaction horrifiée, que quelqu’un vivait là, dormait là, dans ces murs marqués par le crime. Comment était-ce possible ? Ces locataires savaient-ils que leur
studio avait abrité un crime atroce ? Leur avait-on dit au moment de signer le bail ? Ressentaient-ils quelque chose entre ces murs teintés de sang ? C’est alors que j’ai commencé à écrire ce
court et noir roman, que j’ai imaginé la vie d’une femme ordinaire, Pascaline Malon, qui en emménageant dans un appartement estampillé par un drame, allait faire remonter malgré elle une blessure
secrète…
C’est en écrivant la Mémoire des Murs, que j’ai entamé un voyage étrange et marquant à travers la capitale. Un voyage mâtiné de violence, de douleur. Oui, Paris n’avait cessé de connaître des
événements barbares, des conflits cruels plus ou moins connus, plus ou moins oubliés avec le temps, les années. La deuxième guerre mondiale en particulier avait laissé des stigmates encore
présents, et je me souviens de m’être penchée sur ces photographies pas si lointaines d’une capitale soumise, hachurée de croix gammées et de lettres gothiques.
Dans mes recherches, une adresse revenait sans cesse, la rue Nélaton. Le Vel d’Hiv. Oui, bien sûr, j’avais entendu parler de la rafle du Vel d’Hiv, mais je ne l’avais pas apprise au collège, dans
les années 70. Je ne savais pas grand-chose de l’organisation de cette rafle, du rôle exact de la police française, du nombre d’enfants raflés, de leur sort.
Tout en écrivant la Mémoire des Murs, je me suis rendue rue Nélaton, dans le 15° arrondissement, pas loin de chez moi. J’ai été frappée par la tristesse de cette rue, par cette petite plaque
qu’on cherche longtemps, et qui se trouve boulevard de Grenelle, sur un édifice moderne qui a remplacé le Vel d’Hiv en 1959 et qui abrite à présent une annexe du Ministère de l’Intérieur, ironie
suprême. J’ai été tellement marquée par cette vision que je l’ai intégrée dans ce présent roman. Et c’est à partir de ce jour là que j’ai commencé mon enquête. Savoir comment s’était déroulée
cette rafle. Tout savoir sur le 16 juillet 1942.
Ce que je ne savais pas encore, c’était que Pascaline Malon et ses souffrances enfouies allait ouvrir la porte à Sarah Starzcynski et Julia Jarmond, mes héroïnes de Elle s'appelait
Sarah dont j’ai commencé la redaction en juillet 2002, immédiatement après avoir terminé la Memoire de Murs. "
TR
Parution simultanée le 7 mai 2008 de la Mémoire
des Murs (EHO) etElle s'appelait Sarah (Livre de Poche)
From « Walls remember » to « Sarah’s Key »
I’ve always been attracted to houses, apartments, and their mysterious secrets. How, when you enter a place, you can feel peaceful, or on the contrary, horribly uneasy. I don’t mean ghosts,
apparitions, just the powerful sensation of what a house can unconsciously bring out in you. Ten years ago, I moved into a new apartment with my family, on pleasant rue D, in the Montparnasse
area. I wasn’t familiar with that arrondissement, and I remember discovering it with pleasure. One day, my talkative neighbor told me a notorious serial killer had murdered his first victim in
the next door building, back in 1991. She even pointed out the very window, on the last floor, where the crime had taken place. A 19 year old girl, a murder that had gone unresolved for a long
time. I remember being chilled by the neighbor’s words, even if the killing had happened over ten years ago.
One night, as I was hurrying home alone along the deserted street, I glanced up to the infamous window. Bright lights shone out into the cold darkness and I understood, horror-struck, that
someone was actually living in that room, sleeping in blood-tainted walls. How was that possible ? Did the people living there know that their studio had harbored a murder ? Had anybody told them
when they signed their lease ?
It was shortly after that night that I began to write “La Mémoire des Murs”, a short, dark novel about an ordinary divorcée, Pascaline Malon, who moves into an apartment marked by horror and how
this will trigger a secret vulnerability deep within her.
As I wrote this book, I began a strange and poignant journey through the streets of Paris. A tour branded by violence and pain. For centuries, Paris has had its share of barbaric events, cruel
historical conflicts erased by time. WW2 in particular, has left traces that are still visible, I noticed, as I examined not so ancient photographs of an occupied capital barred by the harshness
of swastikas and Gothic lettering. During my research, an address kept coming back, again and again. Rue Nélaton. The Vel d’Hiv. Yes, of course, I’d heard of the great Vel d’Hiv round up, but I
had not learned about at high school, in the 70’s. I did not know much about the organization of the round-up, the precise role the French police played, the number of children involved, nor
their exact fate.
I went to the rue Nélaton, in the XV arrondissement, not far from where I live. I was struck by the sadness of the street, by the small plaque one has to look for, which is not easy to find, on
the boulevard de Grenelle. The Vel d’Hiv was torn down in 1959, and it is at present a modern building which stands in its place, an annex of the ministry of the interior, which I found most
ironic. I included that vision in “La Memoire des Murs”, pages 113 and 114.
I started researching the Vel d’Hiv round up that very day. I needed to know exactly how the round up took place, I wanted to know every last detail about July 16th 1942, about that black
Thursday still shrouded by taboo and shame sixty years later.
But I didn’t know, then, that Pascaline Malon and her secret sufferings was going to lead the way to Sarah Starzynski and Julia Jarmond, my heroines of “Sarah’s Key”, which I started to write in
July 2002, immediately after having finished “La Memoire des Murs”.
TR
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