Η ΤΑΤΙΑΝΑ ΝΤΕ ΡΟΣΝΕ γεννήθηκε το 1961 στα προάστια του Παρισίου. Κόρη, εγγονή, δισέγγονη και ανιψιά γνωστών επιστημόνων, ζωγράφων, ηθοποιών, πολιτικών και
ιστορικών, η Ντε Ροσνέ είναι Αγγλικής, Γαλλικής και Ρωσσικής καταγωγής. Μεγάλωσε στο Παρίσι και στη συνέχεια στη Βοστόνη όπου ο πατέρας της δίδασκε στο πανεπιστήμιο του Μ.Ι.Τ. Μετακόμισε στην
Αγγλία στις αρχές της δεκαετίας του 80 όπου έλαβε το πτυχίο της στην Αγγλική λογοτεχνία από το πανεπιστήμιο του East Anglia. Επιστρέφοντας στο Παρίσι το 1984, η Τατιάνα εργάστηκε ως ακόλουθος
τύπου για τον οίκο δημοπρασιών Christies και μετά ως συντάκτης Παρισιού για το περιοδικό Vanity Fair μέχρι το 1993. Από το 1992 έχουν εκδοθεί οκτώ μυθιστορήματα της στα γαλλικά ενώ εργάζεται ως
δημοσιογράφος για το γαλλικό περιοδικό Elle και είναι λογοτεχνικός κριτικός για το περιοδικό Psychologies. Είναι παντρεμένη, έχει δύο παιδιά και ζει στο Παρίσι. Το ΚΛΕΙΔΙ ΤΗΣ ΣΑΡΑ έχει
μεταφραστεί σε 18 χώρες
Psichogios
Предисловие
Все действующие
лица настоящего романа вымышлены от начала и до конца. Но некоторые из описанных событий имели место в действительности, в особенности те, что произошли на территории оккупированной части Франции
летом 1942 года. В частности, грандиозная облава «Велодром д’Ивер», которая состоялась 16 июля 1942 года в самом сердце Парижа.
Настоящее произведение не является историческим исследованием и никогда не претендовало на звание такового. Это дань
памяти детям, попавшим в облаву «Вель д’Ив». Детям, которые не вернулись домой. И тем, кто выжил, чтобы рассказать об этом.
Т. Де
Росней
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Всего оценили: 23 чел. Средняя оценка: 4.7
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Journaliste et écrivain, Tatiana
de Rosnay s’attaque ici avec force et émotion à un sujet douloureux, la rafle du Vel d’Hiv’, en 1942, à travers l’histoire d’une journaliste américaine enquêtant en 2002 sur la disparition d’une
enfant. Un beau roman à fleur de peau et de mémoire qui nous plonge, entre passé et présent, dans l’éternité d’une disparition, de toute disparition. Elle s’appelait Sarah,
éternellement.
Vos lecteurs français ont peut-être été surpris de voir que ce roman était traduit de l’anglais. Pourquoi donc le choix de l’anglais pour rédiger ce livre douloureux sur la rafle
du Vel’ d’Hiv’, le destin de Sarah et le passé de la France ? Etait-ce une protection que d’avoir recours à votre langue maternelle ?
Quand j’ai
commencé à écrire ce roman, je ne me suis pas rendue compte qu’il « arrivait » en anglais. En effet, j’ai ressenti le besoin de me « réfugier » dans ma langue maternelle (ma
mère est anglaise) pour soulever ce passé difficile de la France. Le fait d’avoir une héroïne américaine contemporaine, Julia Jarmond, m’a aussi donné envie de passer à l’anglais.
On sent ce livre à vif, comme une plaie ouverte. Un tel sujet, était-ce pour vous une épreuve, voire un exorcisme ?
Je connaissais mal la rafle du Vél d’Hiv dans ses détails. Née au début des années 60, je n’ai pas appris cette histoire à l’école. C’est en écrivant mon roman La Mémoire des murs
(Plon, 2003) que j’ai voulu en savoir plus sur la rue Nélaton et la rafle. J’ai commencé à me documenter, et au fur et à mesure de mes recherches, j’ai été bouleversée et choquée. Et j’ai su
qu’il fallait que j’écrive là dessus.
Quelques livres magnifiques ont été écrits en France au cours des dix dernières années sur le thème de la disparition (Dora Bruder, de Modiano), et aussi du retour des camps
(Le Non de Klara, de Soazig Aaron). Qu’est-ce qui fait la spécificité de l’histoire de Sarah ?
J’ai lu bien sûr ces livres, avec émotion. Peut-être que la spécificité de Sarah, c’est que je l’ai écrit en anglais, pour les raisons évoquées plus haut. Mon livre va paraître aux Etats-Unis, en
juin 2007. Il me semble qu’aux USA, on ne connaît pas bien les détails de la rafle du Vel d’Hiv.
Le titre de votre livre en français est très beau. Comme si de l’abîme de la disparition subsistait quand même un prénom…
C’est Gilles Cohen-Solal des éditions Héloïse d’Ormesson qui a choisi ce titre, et la chanson de Jean-Jacques Goldman ‘Comme toi’ me poursuit depuis la sortie de livre.
Paris, 2002. Julia, journaliste américaine, couvre la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv’ et prend la décision, contre l’avis de ses proches, d’enquêter sur la disparition d’une
enfant, Sarah. Ce mélange entre la quête de vérité par la biais du journalisme et la mise en forme littéraire du vécu, c’est entièrement votre travail dans la vie réelle…
Pas exactement, car pour Psychologies, je critique les romans français, et pour ELLE, je recueille des témoignages pour la rubrique « C’est Mon Histoire ». Mais ce
n’est pas loin, en effet !
Avez-vous procédé à une enquête de terrain pour obtenir un maximum d’informations sur la France sous Vichy ?
Oui, je me suis beaucoup documentée , je suis allée à Beaune-la-Rolande, à Drancy. J’ai lu tout ce que j’ai pu trouver sur le 16 juillet 1942. J’ai rencontré des personnes qui ont échappé ce
jour là à la rafle. Tous ces moments ont été parmi les plus émouvants et importants de ma vie.
Jacques Chirac a reconnu publiquement la responsabilité de Vichy sur la déportation des Juifs. Pensez-vous que malgré une telle mise au jour de la réalité historique, qui restera comme un
moment fort de son bilan présidentiel, on continue de refouler en France ce passé honteux ?
Depuis Suite Française, depuis les 60 ans de la libération des camps, depuis qu’on rend hommage aux Justes, on dirait que ce passé là sort enfin de l’ombre.
La question du mal infligé aux enfants est bien sûr terrible… Sommes-nous tous d’une certaine manière les enfants de Sarah ?
Sarah était française, elle n’avait que 10 ans et sa vie a basculé le 16 juillet 42, comme pour les 4000 enfants du Vel d’Hiv. Je dirais que ces enfants là resteront à jamais nos enfants. A nous
de protéger leur mémoire. A nous de ne pas les oublier.
La finalité de ce livre est-elle, en même temps, romanesque (raconter une histoire) et politique (participer au devoir de mémoire) ?
J'ai écrit ce livre en hommage à ces enfants qui ne sont jamais revenus. Je ne suis pas historienne, mais romancière, et j'ai écrit ce roman avec le cœur. J'ai écrit ce livre pour que l'on sache
et que l'on n'oublie jamais.
Agnès Michaux a procédé à une bien belle traduction de votre livre. Pourquoi le choix d’Agnès Michaux ?
Oui, Agnès Michaux a fait une traduction superbe de mon livre. C’est Héloïse d’Ormesson qui l’a choisie pour me traduire et je pense qu’elle a eu parfaitement raison. On me demande souvent
pourquoi je ne l’ai pas traduit moi-même, et je réponds que je ne suis pas traductrice ! C’est un véritable métier.
05/04/2007 - Agathe Fourgnaud - © Le Point
C 'est un best-seller qui a bien failli rester au fond d'un tiroir. Un roman à suspense palpitant qui, depuis sa sortie le 1er mars, se vend comme des petits pains, dont les droits ont déjà été cédés à 16 pays et qui devrait bientôt faire l'objet d'une adaptation au cinéma. « Elle s'appelait Sarah », de la romancière et journaliste Tatiana de Rosnay, raconte l'histoire d'une jeune femme américaine partie sur les traces d'une petite fille juive victime de la rafle du Vel'd'hiv'.
Paris, 16 juillet 1942, 4 heures du matin. La police française fait irruption dans l'appartement des Starzynski, au coeur du Marais. La consigne est claire : les enfants aussi sont embarqués. Pour sauver son petit frère, Sarah le cache dans un placard qu'elle referme à clé en promettant de revenir lui ouvrir très vite. Mais, transférée du vélodrome au camp d'internement de Beaune-la-Rolande, elle comprend qu'il n'y aura jamais de retour. A moins de s'enfuir. Ce qu'elle parvient à faire, mue par l'obsession tenace que son petit frère continue de l'attendre.
Paris, mai 2002. Chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel'd'hiv' pour son magazine, la journaliste Julia Jarmond découvre le calvaire des 4 000 enfants juifs raflés, et celui de Sarah en particulier. Intriguée par sa disparition, elle cherche à savoir ce qu'est devenue la petite fille. Soixante ans plus tard, via l'appartement de la rue de Saintonge, son enquête perce des secrets qui impliquent sa belle-famille et chamboule son couple.
« J'ai spontanément écrit ce livre en anglais, ma langue maternelle, pour trouver le recul nécessaire qui m'a permis de ne pas verser dans le sentimentalisme », explique Tatiana de Rosnay, « Franglaise » de 45 ans et auteur de huit romans, qui n'en revient pas du « tsunami médiatique » provoqué par son petit dernier. « Il y a trois ans, se souvient-elle, j'étais au bord de la dépression parce qu'aucun éditeur ne voulait de mon manuscrit... »
« Elle s'appelait Sarah », de Tatiana de Rosnay, traduit de l'anglais par Agnès Michaux (Editions Héloïse d'Ormesson, 368 p., 22 E).
Sarah's Key has the following publishers :
USA/UK (Saint Martin's Press and John Murray) Italy (Mondadori), Germany (Berlin Verlage), Greece (Psichogios), Holland (Artemis and Co), Finland (WSOY), Denmark (Bazar), Norway (Bazar), Sweden (Bazar), Czech Republic (EuroMedia), Poland (Muza), Russia (Family Leisure Club), Portugal (Dom Quixote), Israël (Kinneret-Zmora), Spain (Suma de Letras), Brazil (Ojectiva) and Japan (Kasei Shuppan)
Liste des éditeurs pour Elle s'appelait Sarah :
USA/GB (Saint Martin's Press et John Murray) Italie (Mondadori), Allemagne (Berlin Verlage), Grèce (Psichogios), Pays Bas(Artemis and Co), Finlande (WSOY), Danmark (Bazar), Norvège (Bazar), Suède (Bazar), Republique Tchèque(EuroMedia), Pologne (Muza), Russie(Family Leisure Club), Portugal (Dom Quixote), Israël (Kinneret-Zmora), Espagne (Suma de Letras), Brésil (Ojectiva) et le Japon (Kasei Shuppan)
"Rares sont les livres qui vous emmènent jusqu’à l’aube. Elle
s’appelait Sarah est de ceux-là. Rien ne semblait pouvoir troubler la vie de Julia Jarmond, journaliste américaine installée à Paris. Que du bonheur : un
mari architecte, une fille adorable, un prochain déménagement dans les beaux quartiers. Mais Julia est chargée d’écrire un article sur la rafle du Vél
d’Hiv. La journaliste découvre une page obscure de l’Histoire à laquelle elle s’était, jusqu’alors, peu intéressée. Juillet 1942. Des milliers de familles juives parquées puis déportées, à peine
quelques survivants. Lors de ses recherches, Julia enquête sur le destin de Sarah, une enfant de 10 ans. Alors que la police française tambourinait à la porte, la fillette a enfermé son frère à
clé dans un placard et lui a promis qu’elle reviendrait. Déportée, elle ne l’a jamais revu. Les murs
et les hommes ont des secrets que seuls certains sont capables d’entendre. Le roman de Tatiana de Rosnay, d’une rare intensité, habité par le devoir de mémoire, résonne longtemps, une fois le
livre refermé.
Un samedi de mars, dans une petite librairie du 11ème arrondissement, Tatiana de Rosnay présente et dédicace son dernier livre Elle s’appelait Sarah. Sur la table sont disposés quelques exemplaires de ses autres ouvrages, qu’elle repousse d’un geste définitif. Elle ne veut pas les signer. Elle est venue « pour Sarah », ce livre qui a changé sa vie. La libraire, amusée, récupère les autres piles. Un petit groupe se presse autour de la table, badauds du samedi, habitués de la librairie, on se serre, un peu surpris. Coquetterie d’une romancière qui a derrière elle une dizaine de romans et plusieurs milliers d’exemplaires vendus ? Pas sûr. Lorsque Tatiana de Rosnay commence à parler de Sarah, son visage change, sa voix s’altère. Elle est allée à Drancy, à Beaune-la-Rolande, a rencontré des personnes qui ont échappé à la rafle. Elle a découvert le rôle joué par la police française, s’est heurtée au silence, au tabou. Elle raconte et elle raconte bien. Ce livre qui l’a habitée pendant deux ans, refusé par plusieurs éditeurs et finalement traduit dans 14 langues avant même sa sortie en France. Ce livre qui a changé son regard sur le monde. Et quand Tatiana ajoute qu’elle ne sait pas bien ce qu’elle pourra écrire, après ça, on espère de tout cœur que ce n’est pas le dernier."
Delphine de Vigan est l'auteur de No et Moi (Editions Lattès),en lice pour le prix Goncourt 2007. Signature chez
Alice Media Store Bercy le vendredi 19 octobre à 19h00
-Une page noire de l'Histoire admirablement mise en scène dans ce roman qui nous rappelle qu'oublier l'innommable est une honte. Anne-Françoise Koch, Payot Fribourg, Suisse.
-J'ai tout simplement adoré ce livre, il bouscule, il renverse et la retombée est formidable. Céline Fillot, Librairie d'Epinay
-Une enquête, une quête haletante, bouleversante et juste. Valérie Alvim, Librairie Tropiques, Paris 14°
-Je l'ai lu comme un thriller. Véronique Bruneau, Le Pavé du Grand Plaisir.
-Elle s'appelait Sarah m'a fait frissonner. Marie Bottet, Espace Culturel E-Leclerc de Lisieux.
-Un des meilleurs romans que j'ai pu lire ces derniers mois. Olivier Augier, Librairie Arts et Livres, Grasse.
-Elle s'appelait Sarah m'a epoustouflée. Laure Alberge, Bibliothèque des Pays de Loué.
http://www.dailymotion.com/video/x3is90_rencontre-avec-tatiana-de-rosnay_news
C’est au salon littéraire de la Wizzo que nous avons rencontré Tatiana de Rosnay qui quelques mois après la sortie de son best
seller « Elle s’appellait Sarah » paru chez 20 éditeurs à travers le monde est éblouie par le succès inespérée de son roman. « J’ai eu beaucoup de mal à le faire éditer, en fait je
l’ai écrit en 2003, mais jusqu’à ma rencontre avec Héloïse d’Ormesson, j’ai vécu une fin de non-recevoir de tous les éditeurs. Auteur de 9 romans, je me suis remise en cause complètement. Cela
m’a fait mal. Aujourd’hui les droits sont vendus. ... »
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