Sarah's Key

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Publication France

-  Article sur le magazine Alliance à lire ICI

-Interview sur le blog de Elisabeth Robert à lire ICI

 -"le Livre qu'il faut lire" sur le site Le Jour et la Nuit : lire ICI

  -Interview sur le site Nextbook à lire ICI

-Interview sur le site France/Amérique à lire ICI

-Interview sur le Blog Lire Plus à lire ICI  

-"On pleure, on rit. On est pris, on le lâche pas ce roman qui illustre parfaitement ce que la fiction peut apporter d’incomparable à la mémoire..." Blog de Vincent Engel à lire ICI

  -Lire article dans le Vif Express ICI 

-Lire article dans la revue Juive ICI

 -"Vous n’en sortirez pas indemne, mais lisez le !" Brice Depasse,  22 mai 2007, Lire est un Plaisir à lire ICI

 - -"Un livre magnifique, sensible et marquant." Agnès Abécassis,  9 mai 2007, Parution.com : à lire ICI  

-Interview sur le site de Kevin /Bookiweb

-Interview de la libraire Céline Fillot sur le site Rencontres d'Artistes

-Interview sur le site nordpeople à lire ICI

-"D’où vient alors que Tatiana de Rosnay parvient à toucher, émouvoir et captiver ? Sans pathos mais sans sécheresse, elle effleure des vérités difficiles, dispose les traces plutôt que les preuves, avec une sensibilité pleine de retenue. Rien de trop, la juste mesure dans la sobriété." Blog de Pierre Assouline

-Interview pour le magazine mauricien L'Express à lire ICI

-Eoutez Tatiana sur le podcast de  Passiondulivre.com

-Elle s'appelait Sarah, Miracle à Saint Germain des Près, le Magazine des Livres

-"Un authentique chef d’œuvre en forme de devoir de mémoire, fort, bouleversant, et diablement efficace." Christophe Combarieu, Aufeminin.com, lire l'article ICI

-"Un livre poignant et magnifique. Quinze pays ont déjà acheté les droits de cette oeuvre forte qui restera dans nos memoires. Elle s'appelait Sarah le mérite, c'est une formidable leçon de vie. " Femina Hebdo/JDD du 26 mars 2007

- "Rares sont les livres qui vous emmènent jusqu’à l’aube. Elle s’appelait Sarah est de ceux-là." Un article de Delphine de Vigan

-"Un beau roman à fleur de peau et de mémoire qui nous plonge, entre passé et présent, dans l’éternité d’une disparition, de toute disparition. Elle s’appelait Sarah, éternellement." Fnac : Livres "Attention Talent"

-"Le livre de Tatiana est un phénomène ; avant même sa sortie française, beaucoup de pays en ont acquis les droits.  Roman poignant, aux frontières de l’insoutenable, c’est un livre qui devrait être lu par tous les lycéens. Elle réussit un tour de force : allier romanesque et précision des faits." Livres Hebdo, 19 mars 2007, Blog de David Foenkinos ICI

-L'Internaute : Lire ICI

-Article dans Lilleplus du 16 mars 2007 :  "Elle s'appelait Sarah ou les pages sombres du Vel d'hiv." lire ici  

 -Calou, l’Ivre de Lecture.

- Blog Coup de Coeur des Libraires ICI .

- "Pour son neuvième livre intitulé Elle s’appelait Sarah, la journaliste romancière Tatiana de Rosnay s’est plongée dans l’histoire de la Rafle du Vél’ d’Hiv’. Quand la fiction sert au réveil des consciences et à la survie de la mémoire."  Article de Virginie Guedj dans Actualité Juive du 2 mars 2007. Lire la suite ICI

-Coup de coeur de la Librairie Tropiques : " D’un chapitre l’autre, Sarah et Julia racontent en alternance leur histoire, celle que vit la première, celle que découvre la seconde 60 ans plus tard : la tristement célèbre rafle du Vel’ d’Hiv. Ainsi s’écrit l’Histoire et c’est bouleversant. Merci à Tatiana de Rosnay de m’avoir ainsi tenue en haleine et en éveil surtout. Sylvie. " LIRE la suite ICI

-"Un grand, un très grand roman. A lire, à faire lire, à faire découvrir !" Le Choix des Libraires, Olivier Augier, lire la suite ICI

  -"Ce livre a tout changé pour moi. Ecrire ce livre a été une véritable  prise de conscience. Une des plus importantes de ma vie. TR."  
Interview de Guy Jacquemelle sur @ la Lettre 
ICI  

-Podcast Signature au French Bookshop de Londres, interview de Laura Zaigue : ICI

-Article de Guy Jacquemelle : "Avec Elle s'appelait Sarah, Tatiana de Rosnay revisite une page sombre de l’Histoire de France, et offre un roman bouleversant qui grave dans l’imaginaire du lecteur le visage triste et fragile d’une héroïne qu’il n’oubliera jamais.Lire la suite ICI.  

-"Livre magistral et universel sur un sujet qui concerne chacun de nous.Alors qu’il n’existe que peu de documentations sur cette page noire de notre pays, écrire sur la rafle du Vel d'Hiv était un tour de force." Article sur le blog de Mandor Lire ICI 

-Article dans EVENE : "Avec ce livre, Tatiana de Rosnay émeut, enseigne et surtout rend un hommage poignant à ces familles décimées du jour au lendemain. Un livre à faire lire aux plus jeunes pour qu'ils puissent à leur tour savoir ce qu'il s'est passé et surtout, ne pas oublier.
Fanny Dutriez. Suite ici
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Merci à   Ron l'infirmier, Olivier Perrin,   Lhisbei, Stephane & Nadia, Bony, Majanissa, Patch, Florinette, Anne, Abha, Brice Depasse, Agnès ABK6, Robert du French Bookshop de Londres, Caroline, Marguerite de Alice Media Store, Tamara, Tropiques,  Floride et Nicole, Elodie et Aurélie, Marie-Thérèse........


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- France Bleu Gascogne : Marie-Ange Pinelli, 1er mars

-RCJ « Les matinales » : Sandrine Sebanne, 1er mars 2007

- RCF « Des livres et vous » Claudine Bugat : 3 mars 2007

- France Info : Philippe Vallet, 3 mars 2007 : 20h27, 22h27, 23h27

- France Bleu Normandie : Annie le Fléouter, 5 mars 2007

-RCJ « Postface » :  Caroline Gutmann, 6 mars 2007, Direct de 14h00 à 14h30 (province), Paris à 23h30

-Radio J (Marseille) : Elsa Charbit, 7 mars 2007, 11h00 en direct

-Vallée FM : Nathalie Zylberman, samedi 10 mars 2007, Direct de 11h05 à 11h40

-France Bleu Auxerre : Yoann Kerpedron,  samedi 10 et dimanche 11 mars 2007

-France Bleu Gironde Estelle Gentilleau; 19 mars 2007 Direct de 10h30 à 11 heures

-France Bleu Auvergne : Jean-Marc Millanvoye, 19 mars 2007 Direct de 18h30 à 19h00  

-Radio Notre Dame : Denise Dumoulin,  mercredi 28 mars 2007, Direct de 14h30 à 15h00

-ICI & Maintenant : Jean-Claude Carton, 30 mars 2007, Direct de 23h00 à 1h00

-RCF Vendée : Henri Dubreuil

-France Bleu Vaucluse : David Bérard

-Radio Shalom Nice Jean-Jacques Biton

- Radio France Décentralisée : Gilles le Mouël

-RTL : "Les Livres ont la parole" de Bernard Lehut : Coup de coeur de l' Express pour Elle s'appelait Sarah, dimanche 8 avril 2007, 12H45.

- France Inter  : « Noctiluq » Brigitte Kernel, lundi 9 avril 2007, Direct de 1h00 à 2h00

-         -RCF « Au fil des pages » Elise Fischer, Dates de diffusion :
jeudi 12 avril à 21h00
vendredi 13 avril à 3h00
dimanche 15 avril à 14h00
dimanche 15 avril à 0h30

 

-Judaïque FM « matinée culturelles » Lise Gutmann Diffusion le jeudi 19 avril à 11h00

-RTL Toulon Florent Lamiaux, Direct de 10h20 à 10h30 et rediffusée à 15h20, Samedi 21 avril   2007

        

         -France Info « le livre du jour »Philippe Vallet, Lundi 30 avril 2007,

Rediffusions à 09h49, 11h19, 13h19, 14h49, 16h19, 17h51

         -RCF 107.4 FM àBruxelles, David Peres,"Un livre, un auteur" jeudi 3 mai à 18h45 (vous pourrez aussi l'entendre via notre site internetwww.rcf.be)

       -"Tête à Tête" avec Alfonsa Salamone, RTBF  La Première, le 25 avril 2007,  à écouter ICI



 

Lundi 14 mai
Radio Shalom "pause Littéraire" (Nice) Jean-Jacques Biton
Diffusion de 10h03 à 10h40

Mardi 15 mai
France Bleu Ile de France Olivier Daudé
Direct de 17h50 à 18h30

Mardi 23 mai
Nostalgie (Belgique) Brice Depasse
Diffusion à 10h45 et 15h45

 

*********************************    

 

-LCI « Le coup de cœur des libraires » Présentation du livre par Céline Fillot  à 13h10 le 7 mars 2007,  16H40 le  samedi 10 mars 2007,  16H40 le dimanche 11 mars 2007

-FR3 "Tout le monde déguste" Paul Wermus, à 11H30 le dimanche 18 mars 2007.

- TF1 « Vol de nuit » Patrick Poivre d'Arvor : diffusion lundi 19 mars à 0h30

-France 24 « le journal de la culture » Elisabeth Tchoungui Diffusions le Mercredi 21 mars 2007 à 9h20, 10h45, 15h15, 17h15 et 3h10

-France 5 " La Nuit du Livre", Franz Olivier Giesbert, Direct à de 20h40 jusqu’à 21h20 jeudi 22 mars 2007

-TF1, 20 heures de Claire Chazal, vendredi 23 mars 2007, voir la video ICI

  -Radio J : Martine Yana, 12 fevrier 2007

-France Bleu Azur : Daria Bonnin, 28 fevrier 2007

-France 3 Limousin, samedi 31 mars 2007, entre 17h30 et 18h10, direct avec Alexandra Filliot.

-Direct 8, vendredi 6 avril 2007, "Femme d'exception" avec Véronique Forge, à 15 heures 30

- France 2 « Esprits Libres » Guillaume Durand, Diffusion du reportage consacré au salon du livre  et interview Tatiana à partir de 23h35, vendredi 6 avril 2007

-         France 3 : le Grand Tournoi de l'Histoire présenté par Yves Calvi : Lundi 16  avril 2007, 20 h 50. Revoir l'emission ICI

-          

-Paris Cap « C’est à Paris » Patrice Carmouze, mercredi 9 mai 2007

Diffusions à 20h05, 23h00, 2h00

-Paris Cap « C’est à Paris » Patrice Carmouze, jeudi 10 mai 2007

Diffusions à 9h00, 11h00 et 13h00


Jeudi 31 mai
France 3 Aquitaine « C'est mieux le matin » Karine Couëdel
Direct de 10h50 à 11h35
Revoir l'emission ICI


Samedi 16 juin
France 3 île de France « C'est mieux le matin »
Chronique de Dominique Pascucci
Diffusion à partir de 10h50

Mardi 19 juin
France 3 Ouest « C'est mieux le matin » Sylvie Denis et Eric le Guen
Direct de 11h00 à 11h12


Mardi 26 juin
France 3
Méditerranée « c’est mieux le matin » Maud de Bohan
à partir de 10 heures 50

Lundi 9 juillet 2007

LCI
« le 6/9 » Jean-François Rabilloud et Christine Blanquet

 

                                      Direct de 8h45 à 9h00
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Elle s'appelait Sarah a été publié en avant première chez France Loisirs en septembre 2006 avec l'accord des éditions Héloïse d'Ormesson.

60 000 exemplaires ont été vendus. Voici les commentaires des lecteurs :

le 13/03/07 [Anonyme]

Bouleversant
J'ai beaucoup lu sur cette période de l'histoire française... mais c'est le premier roman que je lis dont l'action centrale est le drame du Vel d'Hiv. J'ai lu ce livre il y a déjà plusieurs mois, mais ce récit continue à me hanter... c'est un très beau roman, que je recommande fortement !

  le 12/11/06 [Kévin ]

Superbe !
C'est une histoire croisée entre deux personnes. Julia, la quarantaine, compagne de Bertrand et mère de Zoë, dans le Paris des années 2000. De l'autre côté, Sarah, petite fille juive, dans le Paris des années 1940... et ensuite. Julia est journaliste et doit réaliser un dossier sur la Rafle du Vél d'Hiv'. Elle est américaine, et ne connait pas du tout cet événement... Elle va se renseigner, jusqu'à ne faire qu'un avec cette page noire de l'histoire de la France... En même temps, elle ne va pas tarder à emménager dans un nouvel appartement, celui de la grand mère de son compagnon... Mais au fur et à mesure des rencontres, elle va apprendre à connaître l'histoire de cet appartement... pas si éloigné de celle du Vél' 'Hiv'. Elle va découvrir Sarah, petite fille juive, si proche d'elle malgrè les années qui les séparent. Car Sarah a un lien, ou plutôt un lieu commun avec Julia... Un livre coup de coeur et coup de poing, à lire, intensément !

  le 15/02/07 [Cycy]

Emouvant
Ce livre m'a beaucoup plu, j'ai même adoré ! Je ne connaissais pas l'histoire du Vel d'Hiv et ça m'a beaucoup touché, autant que le héros du livre ! Je le recommande à tout le monde, afin de comprendre une partie de ce qu'ont vécu ces gens !!! Pendant tous le récit, j'ai eu un noeud au ventre tellement c'est atroce ce qu'il a pu se passer, et tellement l'intrigue est présente ! Ce livre est très bien écrit, avec une touche d'humour dans une histoire horrible. Merci à l'auteur.

  le 31/11/06 [Dumblemagou]

Epoustouflant !
Je l'ai trouvé très bien en tous points. Il est surtout très bien écrit et on rentre complètement dans l'histoire. Ce livre m'a aussi bouleversé... J'ignorais vraiment une bonne partie de toutes ces choses...

  le 07/11/07 [Candy ]

Etonnant
Personnellement, je sais que ce n'est pas très original mais j'ai trouvé ce livre très émouvant ! J'ai 19 ans et je trouve qu'on ne parle pas assez de cette partie de l'histoire à l'école. Je n'étais même pas au courant qu'il y avait des camps de concentration en France ou encore que les Français étaient tellement impliqués. En tout cas, je pense qu'il ne faut jamais oublier à quel point toutes ces personnes ont souffert... Surtout : n'oubliez pas de bien réfléchir avant de voter [...] !

  le 21/09/06 [Majanissa]

Encore une merveille de Tatiana de Rosnay
2002, on s'apprête à fêter le 60ème anniversaire de la rafle du Vel' d'Hiv. Cette horreur de notre Histoire dont on touche une dizaine de mots en cours d'Histoire de collège mais dont on ne préfère pas trop parler. [...] On suit en parallèle l'enquête de Julia et l'histoire de Sarah. On touche ici les thèmes de la collaboration française dans cette Shoah. On en apprend davantage sur la rafle du Vel' d'Hiv et même sur les camps. Ce sont des souvenirs souvent abordés mais d'une manière plus froide qu'ici. En effet, l'émotion vient de l'histoire de Sarah, ce qui rend bouleversant le sujet. Dans son enquête, Julia nous entraîne sur le parcours de ces enfants juifs. On apprend également qu'il existe des plaques commémoratives qui tentent de nous rappeler ces épisodes, mission difficile. Personnellement, c'est une facette dont j'avais entendu parler mais sans plus. Ce n'est pas un sujet que les grands parents évoquent sans amertume, sans rancune et sans colère. On n'insiste donc pas trop. Et parce que les livres de Tatiana sont toujours très denses dans les styles, elle y a malgré tout placé une bonne couche d'humour ou critique (à chacun de voir ;-)). On a ainsi l'effet d'un contre poids avec l'histoire de Sarah. Ceci amène une bouffée d'oxygène qui aère la partie délicate sur la vie de Sarah. L'auteur fait une sacrée caricature de l'attitude française envers les américains. Et là je me dis que ce n'est pas gentil, qu'elle exagère. On se moque à ce point d'eux ? Mais c'est leur faute aussi s'ils n'étaient pas si ... américains ;-). En tout cas, ça m'a fait rire. Comme je l'ai souvent dit à mon retour des Etats-Unis : "C'est un pays MAGNIFIQUE, dommage qu'il soit peuplé d'américains". Les français en prennent pour leur grade sur leur prétention mais j'ai bien ri.
Par contre, Tatiana, il va falloir m'excuser car je n'ai pas eu la patience de lire entièrement toutes les phrases à partir des 2/3 du livre. Je me suis retrouvée tellement emportée que je les ai survolées. L'écriture amène une impatience dans la lecture, ce qui m'a poussée à le finir malgré l'heure avancée de la nuit. Tu es terrible en tout cas, je travaille le jour moi, il faut que je dorme la nuit, je ne peux pas me permettre de rester scotchée aux livres ;-). Mais rien à faire, il fallait que je le termine. Merci pour ces émotions, c'est dur à lire mais nécessaire.

le 04/04/07 [Nathalie B]

La Vie au coeur de l'Histoire

D'une part, ce roman présente un intérêt culturel car il n'y a pas d'âge pour découvrir l'histoire de notre pays, ses succès et surtout ses moments plus noirs; Tatiana de Rosnay a su trouver les mots justes pour exprimer la souffrance, l'espoir, le désespoir et surtout les ambiguïtés populaires de cette époque. D'autre part, ce magnifique roman est rempli d'émotions, de rebondissements et d'une pincée de suspense. Seul petit bémol (mais cela n'est qu'un avis personnel), une fin "à l'eau de rose", trop en contradiction avec l'atmosphère du livre. Je conseille ce livre, car trop de Français ignorent encore le lot de drames ayant touché notre pays. Pour construire une société, il faut en connaître ses limites; pour éviter les erreurs, il faut tirer des leçons du passé.

 

le 17/11/06 [Jennifer Jeugmans]
Super bien écrit
J'ai lu le livre, je ne connaissais vraiment pas l'histoire du Vel d'Hiv' et j'ai apris beaucoup de chose notamment que la France avait joué un rôle. Ceci dit, le livre est super bien écrit. Je n'ai que 21 ans et j'ai adoré ce livre. Quand vous le commencez, vous ne pouvez pas vous arrêter. Je vous le conseille vraiment .

 

le 22/09/06 [Sophie Bernard]
N'oublions jamais !
On a hélas oublié ce qui s'est passé le 16 juillet 42 en plein Paris. Tatiana de Rosnay réussit à nous faire revivre ce drame d'une manière contemporaine. C'est un livre merveilleux qui fait pleurer mais qui se termine sur une note d'espoir. A lire pour ne jamais oublier.

 

le 28/09/06 [Valérie Lucas]
Bouleversant
Il ne s'agit pas là d'un livre glauque sur les abominations commises pendant la guerre et comme le dis Tatiana de Rosnay dans sa préface, ce n'est pas un travail d'historien mais son hommage aux enfants du Vel d'Hiv qu'on ne revit jamais. Ce roman nous fait vivre deux histoires en parallèle. Deux histoires qui vont se téléscoper et changer à jamais la vie des protagonistes. Sarah, jolie petite fille agée d'une dizaine d'années, vit avec ses parents et Michel son petit frêre. Lorsque des coups sont donnés contre la porte de leur appartement, la nuit du 16 juillet 1942, Sarah ne se doute pas de ce qui l'attend. L'horreur est derrière la porte. Malgré la peur et l'angoisse, l'espoir est tout de même là, ce sont des policiers français, ils ne leur feront pas de mal...... Juste avant d'être emportée, Sarah cache son petit frêre dans leur placard secret et tourne la clé qu'elle emporte avec elle, lui promettant de revenir bientôt le sortir de là. La famille de Sarah ainsi que beaucoup d'autres, seront emmenées au Vélodrôme d'Hiver. De là, les parents seront séparés de leurs enfants et tous, après être parqués comme des bêtes, seront déportés vers Auschwitz. Julia, américaine expatriée en France est une femme épanouie, amoureuse, mère de Zoë et journaliste de profession. Lorsque son patron lui demande de faire un reportage sur les 60 ans de la rafle du Vel d'Hiv, elle en ignorait jusqu'alors l'existence ou presque. C'est la rage au ventre qu'elle va découvrir et apprendre les attrocités commises. Les enfants déportés. Tous ces gens disparus. Au fil du roman, l'histoire de la petite Sarah nous est dévoilée. La vie de Julia qui sera bouleversée par ses découvertes. Un roman poignant, terriblement émouvant. Qui prend aux tripes. Pas de voyeurisme dans ces pages, juste l'histoire. Notre histoire. Celle de notre pays, si douloureuse soit-elle. Ce roman m'a énormément touché. Et sans vouloir faire dans le mélo, je dirais même qu'il m'a bouleversé. J'ai eu mal. J'ai eu honte. J'ai eu les larmes aux yeux plus d'une fois. J'aurais voulu en savoir encore et encore et encore sur Sarah. Je me suis attachée très fort à elle. Partiquement chaque page me faisait me poser des questions : aurais-je été suffisamment forte pour aider des familles juives ? Pour aider à sauver des enfants ? Aurais-je détouné le regard ? Fais comme si je n'avais rien vu ? Aurais-je été une "Juste" ? Ou une lâche ? J'espère n'avoir jamais, à répondre à cette question...... Un roman qu'il faut absolument lire. Non seulement pour l'écriture de Tatiana de Rosnay, toujours aussi agréable, mais aussi et surtout, pour l'histoire qu'elle nous raconte.

  le 25/11/06 [Véronique ]

J'ai pleuré et pleuré !
Je ne connais pas grand-chose à cette epoque terrible de notre passé et j'ai lu ce livre suite aux commentaires vus ici et je ne le regrette pas car non seulement j'ai appris la vérité sur la France en 1942 mais j'ai lu un roman si bouleversant que j'ai pleuré comme une Madeleine, surtout à la fin. Merci pour cette lecture inoubliable, j'espère qu'un film sera tiré de ce livre. Merci à France Loisirs d'avoir publié en avant-première ce roman.

  le 26/11/06 [Ludyvine Ludy]

Bouleversant
Je ne connaissais pas l'histoire du Vel d'Hiv' et c'est avec une grande émotion que j'ai découvert celle-ci. On n' imagine pas l'horreur qu'ont connue ces gens ainsi que l'implication de la France ! Je recommande vivement ce livre c'est une très belle histoire entre deux générations différentes.

  le 21/11/06 [Coralie ]

Excellent ! Tout simplement excellent !
Ce livre est vraiment magnifique, il m'a beaucoup émue ! Je n'ai à aucun moment regretté de l'avoir acheté... Toute cette tristesse, toutes ces peurs nous on été transmises quand on lit ce livre ! On apprend également des choses intérressantes sur cette page sombre de l'histoire de France ! Un livre à ne pas manquer !

 

le 02/11/06 [Laure Alberge]
Le devoir de mémoire
Ce dernier roman de Tatiana de Rosnay est un concentré d'émotions, un roman magnifique malgré toute l'horreur du sujet, bref mon dernier coup de coeur de lecture. L'histoire commence à Paris en juillet 1942. La petite Sarah, 10 ans, enferme son petit frère dans un placard au moment où la police française vient les chercher, sa mère et elle. Elle a terriblement peur, ne sait pas ce qui se passe, mais ça ne doit pas être bien grave puisque c'est la police française, elle le croit en sécurité et lui promet de revenir très vite. Hélas, comme beaucoup d'autres familles ce 16 juillet 1942, c'est l'enfermement inhumain au Vélodrome d'Hiver, avant le départ vers les camps. En parallèle, il y a l'histoire de Julia Jarmond, américaine qui a épousé un français et vit à Paris de longue date. Elle est journaliste et son chef lui donne un papier à écrire sur le 60ème anniversaire de la Rafle du Vel d'Hiv. Bien sûr les deux histoires vont se rejoindre. Tatiana a l'art de faire monter la tension pour scotcher son lecteur aux pages : impossible de s'arrêter, car on veut savoir la suite ! J'ai presque été tentée de lire les chapitres en alternance pour vite connaître l'issue de l'histoire de Sarah, et puis non, j'ai joué le jeu et suivi la narration choisie par l'auteur, mais j'avoue : elle a joué avec mes nerfs ! C'est un roman courageux, aussi. Sur l'Histoire, bien sûr, car même si ce n'est pas un roman historique, l'auteur revient avec brio sur ces faits noirs de la France. Difficile de rester insensible face à l'horreur décrite, et obligation de féliciter l'auteur pour ce remarquable devoir de mémoire. Un roman courageux aussi sur la crise du couple de Julia, car là non plus, l'auteur n'a pas choisi une fin mielleuse où l'on pourrait croire que tout est bien qui finit bien. Pourtant ce n'est pas un roman triste : j'y ai ressenti de l'espoir, une grande foi en la vie, et coûte que coûte, les personnages vont au bout de ce en quoi ils croient. C'est un beau roman, fort, très fort, et longtemps riche en rebondissements. (chut, je l'ai fini les larmes aux yeux!) A noter : Tatiana a écrit ce roman dans sa langue maternelle, c'est-à-dire en anglais, alors qu'elle a toujours écrit jusqu'à présent directement en français. J'en ai été très surprise lorsque j'ai découvert la mention de traduction en page de titre. Je ne connais pas la version originale mais la traduction d'Agnès Michaux est parfaite, puisque dans cette langue-là, j'ai aimé le roman !

 

le 03/11/06 [Angélique Bellanger]
Magnifique
Malgré toutes ces horreurs, ce livre est magnifique. On ne peut pas le lâcher : 2 jours de lecture intense entre la découverte des horreurs de l'histoire française et l'amour.

 

le 13/11/06 [Marion ]
A cause d'une étoile
Ce livre m'a bouleversée. A l'école, on oublie de nous dire certaines choses, comme cette rafle du Vel d'Hiv de 1942 qui m'était alors inconnue. Maintenant, tous les jours j'y pense et ça me rend triste. Les professeurs d'histoire devraient donner à lire ce livre à leurs élèves. Je pense que toutes les personnes qui ne portent pas les juifs dans leurs coeur devraient aussi le lire ; car n'oublions pas que la guerre à détruit leurs familles tout autant que les nôtres.

  le 11/11/06 [Vinciane Chartier]

Plein d'émotion
On a du mal à penser que des centaines d'enfants, et en particulier cette petite Sarah, ont autant de maturité à 11 ans. Histoire poignante, où notre coeur ne cesse de se serrer au fil des pages qui se tournent. Ce flash-back avec cette femme d'une quarantaine d'année et ce passage d'histoire d'il y a plus de 60 ans, est formidable. On a jamais envie de s'arrêter. L'émotion monte vite... très vite... On ne peut même pas s'imaginer comment nous, on aurait fait à leur place. Magnifique roman pour ne pas oublier. Pour eux... en mémoire...

 

le 31/11/06 [Carole ]
Bouleversant
C'est la double histoire poignante, d'une petite fille juive prise dans la rafle du Vel d'Hiv en juillet 1942 et d'une journaliste américaine, Julia, la quarantaine, qui retrace son histoire en 2002, au moment du 60ème anniversaire de ce drame qui a traumatisé la France pendant des années. Un livre riche et puissant, merci à l'auteur, de tout coeur ! J'ai passé un moment très fort à le lire !

  le 03/11/06 [Martine Galati]

Superbe
"Elle s'appelait Sarah. Elle n'avait pas dix ans. Sa vie c'était douceur et des nuages blancs. Mais d'autres gens en avaient décidé autrement..." Depuis que j'ai lu ce roman de Tatiana de Rosnay publié en avant-première chez France Loisirs avant de paraître aux éditions Héloïse d'Ormesson le 1er mars prochain, je ne peux m'empécher de penser à cette chanson de Jean-Jacques Goldman "Comme toi". Comme la petite Sarah de la chanson, celle dont il est question ici a tout juste dix ans... en 1942. Emmenée avec ses parents lors de la rafle du Vel d'Hiv le 16 juillet, elle a juste le temps de cacher son petit frère de 4 ans dans un placard secret de son appartement, lui promettant de revenir très vite. Hélas! là aussi "d'autres gens en avaient décidé autrement". Parquée pendant plusieurs jours, déportée, séparée brutalement de ses parents, Sarah n'a de cesse de vouloir s'échapper pour rentrer à Paris et délivrer son frère. Ce qu'elle réussit à faire, trop tard. Soixante ans plus tard, Julia journaliste américaine mariée à Bertrand et mère de Zoé doit emménager dans l'appartement de la grand-mère de son mari, rue de Saintonge dans le Marais. En même temps, elle est chargée par sa rédaction de rédiger un article pour le soixantième anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv. Son histoire contée parallèlement à celle de Sarah la rejoint de plus en plus jusqu'à finir par n'en faire plus qu'une. Ce roman, ô combien bouleversant, m'a particulièrement émue. J'y ai découvert un pan de notre Histoire inacceptable certes, mais aussi, et surtout, une formidable leçon de vie. La fin, que je ne vous dévoilerai pas, nous montre que malgré l'horreur, malgré l'indicible, la Vie finit toujours par triompher. Avec le temps... Une dernière petite chose à propos de ce roman, Tatiana de Rosnay, rencontrée en mai dernier lors de la remise du Prix des lectrices du magazine Côté Femme, me confiait avoir écrit ce roman dans sa langue maternelle, l'anglais. La traduction d'Agnès Michaux en est particulièrement excellente.
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Clé du passé

 

En replongeant au cœur de la tragédie du Vél d’Hiv, Tatiana de Rosnay réalise un roman poignant, au souffle aussi inouï qu’inoubliable.

 

Avec ses cheveux poivre et sel, et son élégance naturelle, Tatiana de Rosnay aime les mélanges. Française par son père et anglaise par sa mère, elle est parfaitement bilingue. Un double bagage qui fait qu’elle a grandi à Boston et Paris. Son «background familial est si varié » (russe et mauricien), qu’elle soutient que «ce melting-pot de sangs et de cultures m’a donné une ouverture d’esprit.» Petite fille, Tatiana dévore des livres, qui ne sont pas toujours de son âge. Elle prend la plume lors de l’anniversaire de sa maman. Coincée au lit, la fillette lui offre une histoire. Sa mère l’encourage à continuer. Journaliste et scénariste, la romancière avoue que «mon envie d’écrire me vient d’Anne Frank. Son journal m’a ouvert les yeux sur la Shoah.» Intriguée par la guerre et «par la symbolique des lieux tristes», Tatiana est frappée par une plaque commémorative. «Tout comme mon héroïne, je n’avais jamais entendu parler de la rafle du Vél d’Hiv à l’école. Aujourd’hui, le tabou persiste car, cette blessure tragique évoque encore la honte. Si j’ai écrit ce livre dans ma langue maternelle, c’est pour prendre une distance avec la France de 1942. Mon roman raconte l’histoire de deux personnes, qui n’étaient pas censées se rencontrer…» Chargée de couvrir la commémoration du Vélodrome d’Hiver, la journaliste américaine, Julia, découvre avec effroi la réalité du 16 juillet 1942. «Rappelons que la rafle s’est déroulée en plein jour, sous le nez de milliers de Parisiens. Pris par un excès de zèle, le gouvernement de Vichy a ordonné aux policiers français d’arrêter aussi les enfants juifs.» Ils avaient entre 2 et 12 ans. La plupart d’entre eux était née en France. Parmi ces 4000 enfants, se trouvait Sarah. Lorsque les gendarmes frappent à sa porte, elle ressent une menace. Désireuse d’épargner son petit frère, elle l’enferme dans un placard secret. Elle emporte la clé en lui promettant de revenir. Mais en quelques jours seulement, son monde s’écroule définitivement. «Elle va perdre son identité, son bonheur, sa religion et son enfance.» Face aux conditions déplorables du Vél d’Hiv, elle saisit l’impuissance de ses parents et la cruauté des hommes. Le comble de l’horreur survient lors de sa déportation vers le camp de transit de Beaune-la-Rolande. «Lors de cet épisode méconnu de l’histoire, les enfants ont été séparés de leurs parents.» Certains ont péri sur place, «d’autres sont partis seuls vers la mort. Comment a-t-on pu concevoir cela, alors qu’ils étaient condamnés à être gazés à leur arrivée à Auschwitz ?» Révoltée, Tatiana ne cache pas que ce roman «est ma façon de mettre mes pas dans ceux qui ont vécu ça. Issue d’une famille qui n’a pas connu la Shoah, je me dois de rester humble.» Quand certains s’étonnent qu’une non juive puisse rendre un tel hommage, elle estime que «même si je ne pourrais jamais ressentir une telle souffrance, il s’agit de notre histoire à tous !» Celle de Julia se retrouve étroitement mêlée à celle de Sarah, lorsqu’elle réalise que l’appartement de sa belle-famille, dans le Marais, était celui de la petite fille. Obsédée par son sort, la journaliste se jette corps et âme dans une enquête, qui va bousculer sa vie. «Bien qu’elle soit terrible, la vérité est absolument nécessaire, sinon il nous est impossible d’avancer.» Mais, nul ne sort indemne de cette expérience. Comme le confie Tatiana, «ce livre de la maturité m’a changée. A travers ce roman, je transmets une émotion qui va servir la mémoire.» Après avoir essuyé de nombreux refus, ce chef-d’oeuvre poignant est traduit dans quinze pays et va être adapté au cinéma. «Lancée dans un tour du monde, Sarah va apprendre ce qui s’est vraiment passé le 16 juillet 1942. Dans ma petite vie de bourgeoise de 45 ans, j’ai enfin la sensation d’avoir servi à quelque chose. Ce roman se termine sur une note positive car, il est indispensable de croire en la vie !»                          

Hannah E.
La revue Juive/mai 2007

Tatiana de Rosnay, "Elle s’appelait Sarah", éditions Héloïse d’Ormesson.
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Coup de coeur des Lectrices du mois de mars 2007

"Avec ce neuvième roman, le premier qu'elle écrit dans sa langue maternelle, l'anglais, Tatiana de Rosnay revisite un pan tragique de l'histoire de France et brosse un portrait de femme bouleversant. Elle nous offre un livre poignant et magnifique, qui a ému nos lectrices. Elles sont unanimes, à l'image de Corinne Paillusseau :" Ce livre m'a retournée ! A transmettre aux enfants dans les manuels scolaires." et de Christèle Raffy : "J'ai été bouleversée, émue jusqu'aux larmes."

Quinze pays ont déjà acheté les droits de cette oeuvre forte qui restera dans nos memoires. Elle s'appelait Sarah le mérite, c'est une formidable leçon de vie." Version Femina/JDD du 25 mars 2007

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Pour son huitième livre intitulé « Elle s’appelait Sarah », la journaliste romancière Tatiana de Rosnay s’est plongée dans l’histoire de la Rafle du Vél’ d’Hiv’. Quand la fiction sert au réveil des consciences et à la survie de la mémoire… Rencontre.
 
     
 
Actualité Juive : Comment est née l’histoire de « Elle s’appelait Sarah » ?

Tatiana de Rosnay :
Je me suis toujours intéressée à la mémoire des lieux. Je reste convaincue que les murs gardent en eux la trace et l’esprit de ce qu’ils ont pu abriter en événements douloureux. C’était d’ailleurs le thème d’un de mes romans « La mémoire des murs ». À l’occasion de ce livre, je suis tombée sur la rue Nelaton dans le XVe arrondissement. En toute franchise, je ne connaissais pas ce lieu. Née au début des années 1960, je n’ai pas appris cette histoire à l’école. J’ai commencé à me documenter. Au fur et à mesure de mes recherches sur le Vél’ d’Hiv’, j’ai été tour à tour effondrée, bouleversée, choquée, blessée. C’est pour tenter de réparer cette blessure que j’ai écrit ce livre.

A.J. : L’enquête menée par Julia dans le livre a été la vôtre ?

T.d.R. :
Oui. Le premier choc fut la découverte de Drancy. Je ne pouvais imaginer que des gens puissent habiter là après ce qui s’y était passé en 1942. Le second choc fut Beaune-La-Rolande. Il a fallu chercher longtemps les traces du camp d’internement et la plaque de l’ancienne gare. Dans ces deux villes, il s’était passé des choses terribles. Il n’en restait rien, même pas dans la mémoire de leurs habitants actuels. Je me suis posé beaucoup de question sur cette méconnaissance. Est-ce un manque de curiosité ? d’éducation ?

A.J. : Avez-vous ressenti une pression particulière à écrire sur une des pages les plus sombres de notre histoire ?

T.d.R. :
Oui. Je savais que je ne pouvais pas me tromper, que je n’avais pas doit à l’erreur. J’ai beaucoup retravaillé le texte avec des ouvrages historiques de référence afin de vérifier les dates, les lieux et les chiffres. Je suis une romancière pas une historienne, alors très vite j’ai compris que je devais ancrer mon récit dans le présent. Les histoires parallèles de Sarah en 1942 et de Julia en 2002 se sont très vite mises en place.

A.J. : En tant que non-juive, avez-vous eu peur de vous approprier cette histoire ?

T.d.R. :
Non. Cette histoire nous concerne tous. Je suis très perturbée quand des gens, non-juifs la plupart du temps, me demandent si j’ai écrit ce roman parce que je suis juive. Comme si finalement cette histoire appartenait aux juifs alors qu’elle fait partie de l’histoire de France. Des amis juifs m’ont remerciée, ajoutant : « Heureusement que vous n’êtes pas juive, personne ne pourra dire qu’il s’agit d’un témoignage d’un juif qui se lamente ».

A.J. : Comment expliquez-vous que vous ayez écrit ce livre en anglais ?

T.d.R. :
J’ai commencé l’écriture de ce livre pendant des vacances en Italie. Je me suis installée devant mon ordinateur et j’ai écrit. Ce n’est qu’en faisant lire les premières pages à mon mari que je me suis rendu compte que j’avais écrit en anglais. Aujourd’hui, avec le recul, je comprends mieux cette démarche. L’anglais est ma langue maternelle. Je jure en anglais, je m’énerve en anglais. C’est ma langue viscérale, celle qui sort des tripes. Je savais que j’allais devoir entrer dans des descriptions lourdes de sens et difficiles. Inconsciemment, l’anglais me donnait une distance nécessaire pour aller au bout.

A.J. : Pourquoi avoir fait le choix de ne révéler que très tard dans le récit le prénom de Sarah ?

T.d.R. :
J’ai voulu que le lecteur découvre le prénom de Sarah au même moment que Julia. C’est à ce moment-là que les deux histoires se rejoignent. Sarah dit son nom au moment où elle se retrouve livrée à elle-même : son père a été déporté, elle a été arrachée à sa mère, la petite fille avec qui elle s’est évadée va mourir. J’ai revu l’émission « La marche du siècle » consacrée aux 50 ans de la rafle du Vél’ d’Hiv’. Tous les témoins disent la même chose : « Ce jour-là, je suis devenu un adulte ».

A.J. : Ce livre occupe- t-il une place particulière dans votre bibliographie ?

T.d.R. :
J’ai écrit ce livre entre juillet 2002 et mars 2003. J’ai mis trois ans à le faire éditer. Aujourd’hui, les droits ont été vendus dans 15 pays dont l’Italie, l’Allemagne, les Etats-Unis et Israël. J’ai conscience que ce qui m’arrive avec « Elle s’appelait Sarah » est exceptionnel. C’est le livre de ma vie.
 
     
  Propos recueillis par Virginie Guedj-Bellaïche  
 
 
 
 
 
 
 
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